L’éducation qu’il faut en Guinée

Ce qu’il faut enseigner aux enfants, par-dessus de tout ; c’est bien la confiance en soi, l’amour de tous les hommes, l’altruisme, la charité mutuelle ; et surtout il faudrait les habituer à penser et à raisonner par eux-mêmes.
Cela nous permettrait de réduire à un strict minimum tout travail de mémoire purement mécanique et consacrerions le temps à développer et à Cultiver les facultés de nos élèves, leurs sens intérieurs et leurs capacités internes.
D’ailleurs, nous nous efforcerions de nous occuper de chaque enfant individuellement, de l’éduquer de façon à favoriser l’épanouissement le plus équilibré et harmonieux possible de tous les pouvoirs, afin que ses aptitudes particulières parviennent à leur plein développement naturel.
Notre but serait de créer des hommes et des femmes libres, libres intellectuellement, libres moralement, sans aucun préjugés en quoi que ce soit et par-dessus tout, affranchis d’égoïsme. Et cela, croyons-nous, pourrait être réalisé en grande partie, sinon en totalité par l’effet d’une bonne éducation véritablement théosophique. C’est dans cette optique que Platon affirme :« apprendre, c’est se ressouvenir » « En toi est la lumière qui puisse être répandue sur le sentier » c’est-à-dire la lumière sur le sentier.
Et Socrate ajoute :« Mon art maïeutique a les mêmes attributions générales que celui des sages femmes. La différence est qu’il délivre les hommes et non les femmes et que c’est les âmes qu’il surveille en leur travail d’enfantement, non point les corps » dans le Théétète.
On pense trop souvent que l’on doit donner une éducation à l’enfant pour le « former » et lui inculquer les connaissances nécessaires dont il aurait besoin plus tard dans sa vie professionnelle.
La famille dans notre société moderne voit son rôle de plus en plus réduit, mais l’école comme dans la grande famille, les influences extérieures, les camarades (et aujourd’hui la télévision, mais plus encore les smartphones et autres médias…) vont jouer le plus grand rôle et si l’environnement scolaire n’est pas suffisamment attractif et protecteur, l’enfant sera vite la proie de toutes sortes d’incitations à la dérive, notamment sur le plan moral.
Par ailleurs, si cette morale sociale et scolaire est tant bien que mal acceptée, il y aura toujours des manques dans l’optique d’une vision humaniste et surtout d’éthique de la vie.

Soumah Mohamed

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