Le choix de la continuité ou le changement : le peuple de guinée a le choix le 18 octobre 2020

Depuis un bon moment, une partie de la population guinéenne aspire à gouter pour une fois à une alternance démocratique et surtout pacifique dans notre pays ; une autre partie elle clame le choix de la continuité. La question qu’il faille se poser est de savoir : 

Si on fait le choix de la continuité, dans quelle situation devons-nous nous retrouver après dix (10) ans de gouvernance par le régime de Conakry ? et si par ailleurs nous choisissons le changement, alors comment comptons-nous nous impliquer pour que l’alternance nous conduise à un changement positif dans lequel les fils et filles de notre pays s’y reconnaissent ?

Depuis 10 ans nous avons placé notre confiance à monsieur Alpha Condé, qui je rappelle n’a jamais eu de responsabilité dans la gestion de la chose public dans notre pays, espérant qu’il pourra changer le système qu’il a combattu depuis 40 ans, il dit 44 ans et parfois 45 ans, bref, il était le plus crédible à l’époque. Alors après 10 ans, qu’est ce qui a changé ?

Sur le plan Social : c’est le moment de saluer la mémoire du feu Président Lansana Conté, qui avait lui prôné l’unité entre les guinéens. Depuis l’arrivée de monsieur Alpha Condé en 2010, les fils de ce pays n’arrivent plus à se regarder ; la communauté, l’ethnie sont devenus au centre des débats, et dans ce sens aucun développement n’est possible, pas dans ces conditions.

Sur le plan économique : en regardant du côté des classes sociales, la « classe populaire » ne fait que s’enfoncer encore et encore dans la paupérisation, les inégalités sociales se creusent de la plus belle (le panier de la ménagère n’a pas changé pour nos chères mamans).

Sur le plan du transport : depuis dix (10) ans, aucune route goudronnée qui relie une ville rurale à une autre, c’est la catastrophe.

Sur le plan de l’énergie : Environ 3 milliards de Dollars dépensés par le régime, khaléta a vu le jour, ce qui est une avancée non négligeable, mais la gestion des projets et les conditions d’obtention des marchés se font aussi de manière illégale selon plusieurs spécialistes dans le domaine de la gestion des projets, aucune ville de l’intérieur du pays n’a le courant 12 heures sur 24.

Sur le plan de l’Education : depuis 10 ans, aucune Université construite ou équipée, aucune bibliothèque universitaire installée ; les écoles professionnelles ne sont pas mises en valeur conformément aux offres d’emplois.

Les mines : de 15 millions nous sommes passé à 60 million de tonnes de bauxites exportées par an, sans aucune retombée positive pour les populations ; la région de Boké ressemble aujourd’hui à une ville sortie d’une guerre.  

Les droits de l’homme : je laisse à chacun d’aller du côté du cimetière de Bambeto ou des fausses communes de N’Zérékoré et des prisons de Conakry ou de Soronkony à Kankan.

Et si nous choisissons le changement : 

Pour espérer une guinée meilleure, unie et solidaire, il ne faudra pas se fatiguer de combattre, le peuple de guinée se bat depuis 1958 ou avant pour récupérer sa souveraineté. A chaque époque son combat, ses fils. Nos devanciers se sont battus pour nous, pour que nous soyons libres, unis ; et nous qu’est-ce que nous avons fait ? le 18 est une date historique pour le peuple de guinée, on a eu confiance en une personne, elle est venue nous divisée, alors changeons la, trouvons quelqu’un d’autre pour espérer le meilleur, si cette personne aussi ne parvient pas, alors changeons là aussi, cherchons quelqu’un d’autre, ne nous arrêtons que quand nous aurons celui qui viendra nous mettre ensemble, quelqu’un qui ne parlera pas de communauté, quelqu’un qui n’a qu’un seul objectif, développer la guinée en impliquant ses fils et filles sans distinction aucune. Je me dis que dix ans suffisent largement à celui qui veut bien faire, mais n’acceptons plus que nos chefs meurent au pouvoir alors qu’ils nous appauvrissent au profit de leur groupe ou de leur proche, ce pays nous appartient tous, personne n’est étrangers, nous sommes condamnés à vivre ensemble ; alors refusons les manipulations et mettons-nous ensemble pour que demain nous ayons une guinée prospère. 

Que Dieu bénisse la guinée avec tous ses fils et filles réunis sans distinction.

Mamadou BALDE

Etudiant en Master de Sociologie des Organisations et du Travail                   A l’Université Lumière Lyon 2   

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s